Japon – Shikoku : vallée de l’Iya

J’avais vu un reportage sur cette vallée perdue mais il m’avait déjà fallu des heures de recherche sur Internet puis d’approximation sur la carte pour trouver son départ et un point d’arrivée qui convienne à mon itinéraire ; mais je m’étais promis de la parcourir, bien que mes 2 GPS me disaient systématiquement de faire demi-tour et même les autochtones me déconseillaient de passer. Voici donc cet endroit pas si reculé que ça puisque les rivières sont quasiment toutes canalisées et que j’y ai découvert un restaurant français (si, si, tenu par une japonaise qui parle très bien notre langue).

Entre Takamatsu et Tokushima, la mer est constellée de petites îles.
Golden week (semaine de mai où tous les japonais sont en vacances) ; plus une chambre de libre dans les hôtels vers Tokushima. Sur R B&B, j’ai finalement trouvé de quoi passer la nuit autrement que dans ma voiture ; voici la maison que j’avais à ma disposition pour moi seule… Grand luxe, domotique (j’ai galéré pour trouver comment fermer certaines lumières), calme absolu au milieu d’un parc, bain chaud en écoutant les oiseaux… bref, je retiens l’adresse…
A l’entrée de la vallée de l’Iya, le fleuve est très large ; de nombreux hérons blancs habitent les berges et des rapaces y jouaient avec les rafales de vent.
La route commence à se rétrécir ; sur la moitié du parcours, elle n’est qu’à 1 voie mais il y a de nombreuses « oreilles » et tous les virages sont équipés de miroirs.

Forêt de cèdres japonais.
Un genre d’arum sous les cèdres.
La vallée est parfois très profonde.
Et dans un « bled » au milieu de nulle part (le bout du monde m’a-t-elle dit) il y avait ce restaurant que la chef a appelé « Café on y va ». Elle parlait très bien français car, pendant 12 ans,  elle était venue travailler chaque année 3 mois du côté de Sisteron. (Pour le menu, voir la rubrique « nourriture »)
Grande cascade…
… oui, mais toute la partie supérieure a été canalisée sur un mur de béton.
Kamikatsu ; ce bourg a décidé d’être « 0 déchet » ; tout est donc recyclé ou transformé. Ce bâtiment (une brasserie et un café restaurant) a été entièrement construit à partir de matériaux de récupération.

 

Un pont de liane ; autrefois, il y en avait 13 le long de la vallée, certains étant connus dès le 12ème siècle.
Aujourd’hui, il n’en reste que 2, lesquels sont sécurisés par des câbles en acier.
La rivière en dessous.
On peut aisément passer un pied à travers les lattes du pont.

Pour le fun, un cart manoeuvré manuellement a été installé à côté.

Dans ce village, vous êtes accueillis par des « mannequins » ;
Il y a quelques années, voyant le village se dépeupler, une femme a imaginé remplacer les « absents » par leur clône en chiffons.
A tous les coins, on peut en voir : arrêt de bus, devant une maison, dans un champ…
… ou au pied de ce pylône pour ces « employés » de l’électricité publique.