Japon – Honshu centre : Ile de Sado

Située en face de Niigata, Sado a la forme d’un papillon avec, sur chaque aile une chaine de montagne ; l’une d’elles culmine à 1172 m et était couverte de neige. Cette ile fut utilisée très tôt comme un lieu d’exil, notamment pour un empereur et des lettrés. C’est pourquoi elle est depuis longtemps un lieu pour le théâtre No et a vu naître la compagnie des joueurs de taikos, gros tambours.  En 1601, un filon d’or fut découvert à Aikawa et amena plus de 100 000 personnes à cet endroit ; la mine fut exploitée jusqu’en 1989. Sado est aussi l’habitat naturel de l’ibis à crête ; la pollution des rizières avec les engrais chimiques eut raison des oiseaux natifs mais un centre de conservation fut construit et des ibis chinois de même nature ont été réintroduits. Après un séjour au centre, ils sont relâchés dans la nature où les agriculteurs travaillent désormais leurs terres sans pesticide ni engrais chimique. Plusieurs poussins sont nés depuis les 5 dernières années.

L’énorme ferry qui m’emmène sur l’ile de Sado pivote à 180° depuis ce seul appui…
Chaine enneigée sur l’ile.

Ibis à crête en train de couver ; la femelle peut pondre jusqu’à 9 oeufs mais souvent les parents n’en garderont qu’un.
Le centre a créé de petites mares avec des poissons, préparant les oiseaux à leur future liberté.
Voila à quoi ressemble leur vol.
Si vous voulez vous entrainer à plier des feuillets pour créer des origamis d’ibis, voici la méthode…
Un pique-nique devant un tel panorama et au soleil….
La côte est très découpée sur son versant nord-ouest.
Meotoiwa.  Ces rochers font partie des points touristiques ; mais j’étais seule à ce moment-là.

Rencontre avec une crevette. Je ne me souviens pas d’avoir vu autant de crevettes dans les creux d’eau en Europe.
Selfie.
L’eau est d’une couleur peu commune (vraie teinte).
Ces baquets sont en fait des embarcations (taraibune), notamment utilisées par les femmes pour collecter des algues, des coquillages…. On glisse la pagaie dans la corde sur le côté et on fait avancer à « la godille ».
Cette côte de l’ile renferme, outre le filon d’or désormais épuisé, des carrières de jaspe rouge.
Le jaspe une fois poli. (un peu moins de 3 € pièce)
J’étais seule dans le bus pour me rendre à Ogi, au sud, d’où je devais reprendre le ferry le lendemain pour Naoetsu. Il faut dire que si le réseau est large, les horaires sont mal organisés : les correspondances possibles partent entre 5 et 15 mn avant que les bus n’arrivent, obligeant à attendre 40 à 60 mn (ou plus) au même endroit. ils devraient prendre exemple sur le réseau JR !!
Les rizières sont inondées en vue des futures plantations. Les jeunes plants ont poussé sous serre.
Coucher de soleil sur la mer du Japon.
Et maintenant un petit bain bien chaud (40° en général). Le « onsen » est une tradition très vivante et nombre d’hotels ont ce genre de bains ; attention, l’étiquette y est très stricte : hommes et femmes n’ont pas le même bain car on se baigne nu. On se lave déjà très soigneusement à l’extérieur (les douchettes à gauche sont autant d’emplacement individuels), on se rince encore plus soigneusement (pas une trace de savon ne doit se retrouver dans le bain), puis on va se prélasser dans l’eau chaude ; entre 2, on peut aller prendre une douche froide (si si, même moi je l’ai appréciée !!) et on retourne au chaud. Aller au onsen le soir permet de se délasser après une journée de travail et de ne pas avoir froid quand on se met au lit, car les pièces, et les chambres en particulier, ne sont généralement pas chauffées.
« rotenburo » ; bain en plein air ; celui-ci était situé dans le jardin de l’hôtel, à côté de la pièce du onsen. Il avait été vidé le matin où j’ai pris la photo. C’est très agréable d’être dans la nature et de barboter dans l’eau chaude.